Les pertes post-capture des produits halieutiques (de la capture à la consommation) sont évaluées au Cameroun à environ 15% par an, soit au moins 45 000 tonnes de poissons. Cette importante perte de la ressource renforce l’insécurité alimentaire, dans un pays où la consommation du poisson par habitant, évaluée à 17,9 kg par an demeure insuffisante. Il est impératif de doter le Cameroun d’une véritable industrie de transformation du poisson incluant des activités telles que la mise en conserve du poisson, du crabe et d’autres crustacés, le conditionnement en filets, les activités permettant de paner, de précuire, de blanchir et traiter du poisson, des mollusques, des crustacés, des œufs de poisson ou d’autres animaux et plantes marines. Il faut aussi envisager de produire de  l’huile et la farine de poisson, de sécher, de conditionner sous vide conformément aux normes internationales. La mise en œuvre de ces ‘‘process’’ est susceptible de valoriser la ressource halieutique à travers la création des unités de conservation, de conditionnement, de traitement du poisson et nécessite des connaissances pluridisciplinaires.