L’économie camerounaise reste encore fortement dépendante de l’agriculture qui emploie près de 70% de la population active pour une contribution d’environ 30 % au PIB et la pêche représente environ 7 % du PIB du secteur primaire et à peine 2 % du PIB national. Le secteur pêche joue un rôle important au Cameroun du fait de sa contribution à la sécurité alimentaire (46% des protéines totales consommées), des emplois créés et des revenus générés. On estime à près de 250 000, le nombre de personnes dont les moyens d’existence dépendent de la pêche artisanale ou industrielle. La côte camerounaise compte un peu plus de 206 campements dont le principal accès est le plan d’eau. Ces campements sont occupés par près de 25000 pêcheurs artisans (82% des étrangers) utilisant plus de 7500 pirogues pour un taux de motorisation de près de 28 %, armés de filets maillant de fond et de surface, de filets à crevettes, et de sennes de plage. L’envahissement du plan d’eau par les pêcheurs artisans gêne considérablement les chalutiers. De même l’usage des techniques de pêche prohibées, la coupe du bois de mangrove pour le fumage, la surpêche dans les zones de reproduction sont des contraintes majeures à la saine gestion du secteur et à la préservation de la biodiversité et de l’environnement. En effet, la gestion des pêches suppose la prise en compte de la biologie, de l’économie, d’une politique bien articulée incluant les aspects culturels et l’approche participative. Divers partenaires assument des rôles variés qui tendent vers des objectifs de protection de l’environnement, d’exploitation durable des ressources naturelles et de partage équitable des bénéfices et responsabilités liées à cette exploitation des ressources. La condition fondamentale est que le stock du capital ne devrait pas décroître. A ce titre, les concepts de gestion intégrée et participative, et de concertation font l’objet d’une attention particulière; d’où la nécessité de la formation qui répond à une démarche sociétale croissante et à des enjeux locaux et internationaux.