NWAMO Roland Didier1, KENFACK TSOPGNI Carole2, AJONINA Gordon1, TOMEDI EYANGO Minette2, DIBONG Siegfried Didier2,3

1Département de Gestion des Écosystèmes Aquatiques, Institut des Sciences Halieutiques, B.P. 2701 Douala, Cameroun
2Département d’Aquaculture, Institut des Sciences Halieutiques, B.P. 2701 Douala, Cameroun
3Département de Biologie des Organismes Végétaux, Faculté des Sciences, B.P. 24157 Douala, Cameroun

Publication date 30/09/2014, Journal of Animal & Plant Sciences Vol.23, Issue 1:3510:3520


ABSTRACT
The effect of level salinity and temperature on Penaeus kerathurus(crevette grise) eggs hatching rate was the object of this study from May to July 2012 at Aquasol Company based in Kribi, in the Ocean Division of the Southern Region of Cameroon. The general objective of the study was to add value to the mastering of the optimal production conditions of Penaeus kerathurus larvae. More specifically, emphasis was laid first on the effect of level salinity on eggs hatching rate; secondly, the evaluation of the effect of level temperature on the Penaeus kerathurus eggs hatching rate; and finally the examination of both the level of salinity and temperature effect on the Penaeus kerathurus eggs. A total of 2700 eggs with 96 % fecundity rate were stocked in triplicate in 54 plastic containers at 24, 22 and 20 ‰ salinity and at 28, 30 and 32 °C temperature. 
This was followed by embryogenesis and the counting of Nauplii obtained after eggs hatched to determine the hatching rate from the different salinities and temperatures. Obtained results showed that the highest hatching rate (86 %) was obtained for 28 ‰ salinity and 28 °C temperature while hatching rate was nil at a 18 ‰ salinity at 30 and 28°C temperatures; also for 18 and 20 ‰ at 32 °C. For same salinity value, highest hatching rates (86, 78, 74, 66 and 30 %) are obtained at a temperature of 28 °C. No hatching was witnessed at salinity equal to 18 ‰.Meanwhile, the best salinity and temperature values combination shows 28 ‰/28 °C.

INTRODUCTION
Depuis 20 ans, les captures annuelles de pêche plafonnent autour de 90 millions de tonnes malgré l’augmentation constante de l’effort de pêche sur le plan mondial (ACP Fish II, 2011. Cette situation est principalement due à la forte pression anthropique et aux conditions environnementales dégradantes qui affectent les ressources halieutiques présentes dans le milieu naturel. Face à cette stagnation des captures de la pêche et en raison de la forte croissance démographique, il est impératif que l’aquaculture se développe rapidement. L’aquaculture englobe plusieurs types d’élevage parmi lesquels la crevetticulture (élevage des crevettes) qui connait un développement rapide s’inscrivant dans le courant d’une tendance générale de l’expansion de l’aquaculture mondiale. A ce jour, elle représente 7 % en tonnage de la production aquacole mondiale et 18 % en termes de marché (ACP Fish II, 2011). Actuellement, Elle est centrée sur des espèces appartenant à la famille des Pénéidés telles que Litopenaeus vannamei, L. stylirostris, Marsupenaeus japonicus, Penaeus indicus et P. monodon dont les principales zones de production restent l’Asie du Sud ﴾avec la Chine comme principal producteur et l’Amérique latine (ACP Fish II, 2011). La pêche en Afrique est une activité essentielle aussi bien pour la sécurité alimentaire que pour le développement économique. Elle assure la subsistance de 10 millions et nourrit 20 millions de personnes, soit 1/5 des africains, apportant 22 % de leurs besoins aux protéines animales. Mais, l’actuelle stagnation des captures oblige l’Afrique à développer sa filière aquacole, si elle ne veut pas accroître ses importations de poissons (Spore, 2013). Au Cameroun, le stock biologique des crevettes subit une forte pression alors que seulement deux de ces espèces pêchées sont natives des eaux atlantiques. Les captures de crevettes sont passées d'environ 2000 t en 1972 pour une valeur financière de près de 10 milliards de FCFA à 250–450 t en 2006 pour une valeur financière de 1 et 2 milliards FCFA ﴾ACP Fish II, 2011. Cette réduction est principalement due à la surexploitation du stock biologique disponible et touche particulièrement l’espèce Penaeus kerathurus. Penaeus kerathurus telles que présenté sur les photos 1a et 1b, est une grosse crevette pouvant avoir une longueur totale maximale de 180 mm chez les mâles et 22 mm chez les femelles ; sa longueur moyenne est de 110 à 140 mm chez les mâles et de 130 à 170 mm chez les femelles (FAO, 1980).

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